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Le maintien de la biodiversité passe par un changement en profondeur de notre manière de consommer et de cultiver nos terres. Finie l'agriculture conventionnelle qui impacte les sols, la santé de l'homme et la planète ! Il est urgent de repenser un modèle agricole plus respectueux, responsable et durable. Et Le Petit Marseillais souhaite apporter sa pierre à l'édifice. 

Nos experts Agriculture durable et locale : 

Richard Barety

Richard Barety, chargé de mission au Conservatoire du littoral

Diplômé de 2 masters "Valorisation des ressources naturelles" et "Écosystème méditerranéen", Richard Barety entre en 1995 au Conservatoire du littoral. Fort de sa double casquette agriculture-environnement, il s'occupe de projets prônant une autre pratique agricole, plus durable, en adéquation avec la volonté du Petit Marseillais de protéger la biodiversité en Provence. 

Danièle Balaye, responsable d'une coopérative de producteurs et cueilleurs de plantes à Vals-les-Bains

Pour Danièle Balaye, l'aventure démarre en 1990 avec l'arrivée dans sa région d'un laboratoire pharmaceutique cherchant à s'approvisionner en plantes médicinales. Passionnée par la nature, elle se met à cueillir avec d'autres associés arnica, aubépine, laurier, bardane, pissenlit... Le tout dans les règles de l'art de l'agriculture sauvage. Trente ans plus tard, la collectivité se compose d'une cinquantaine de producteurs et cueilleurs qui fournissent selon la saison jusqu'à 150 tonnes de plantes qui sont vendues à des entreprises pharmaceutiques, cosmétiques et agroalimentaires. 

Le Petit Marseillais, naturellement vôtre

C'est sur sa terre natale que Le Petit Marseillais cueille les fruits et les végétaux qui composent ses produits de soin et de beauté. Pas moins de 95 % des ingrédients utilisés par l'entreprise proviennent en effet de Provence ou du bassin méditerranéen. Un véritable festival de couleurs et de senteurs qui éveillent les sens. Pour tirer le meilleur de cette nature, la marque s'entoure autant que possible de producteurs bio et locaux. Ils sont les mieux placés pour fournir des ingrédients de qualité tout en usant de méthodes traditionnelles respectueuses de l'environnement, des sols et de la saisonnalité. La gamme visage Délice de Miel se compose, par exemple, d'un miel de lavande produit artisanalement par une entreprise familiale de Haute-Provence. La récolte de ses 400 ruches se fait à l'ancienne en brûlant une épine de pin qui génère une fumée blanche chassant naturellement les abeilles.

Qu'est-ce qu'une agriculture durable, locale et sauvage ?

"L'agriculture durable est celle qui n'impacte pas l'environnement et la biodiversité, définit Richard Barety. Elle évite l'utilisation des pesticides, l'épuisement des sols et respecte les cycles de saison. Contrairement à l'agriculture conventionnelle qui se concentre vers un rendement intensif, sans se soucier de gaspiller la ressource en eau ou de déverser des produits chimiques sur les sols." Elle doit également être socialement équitable, c'est-à-dire offrir une juste rémunération aux agriculteurs.

L'agriculture locale est celle qui favorise le circuit court, producteurs et consommateurs restant dans la même région : ce sont les potagers, la vente directe à la ferme, les Amap… D'après Richard Barety, elle se généralise : "Le taux de conversion est important. Les urbains sont prêts à aller directement à la source, à payer les producteurs sans intermédiaire. Cela contribue à réduire l'empreinte carbone."

Enfin, l'agriculture sauvage part du principe que la nature se suffit à elle-même et que l'on doit se nourrir que de ce qu'elle nous donne. La cueillette en fait partie. Dans l'agriculture sauvage, l'homme ne doit pas intervenir sur la terre : il ne doit pas labourer ni fertiliser car le sol le fait naturellement, ni désherber et surtout ne pas user de produits chimiques. La nature est si bien faite que tout se fait naturellement.

Prêt pour un autre modèle agricole, Petit Mousse ?

Plantation d'arbres fruitiers (prunier, amandier, abricotier), de rosiers, restauration d'anciens jardins à plantes aromatiques... Le Petit Moussaillon ne lésine pas sur les moyens pour maintenir la biodiversité et valoriser un autre modèle de culture, responsable et durable.

A Saint-Mandrier-sur-Mer, il a pris part à la restauration du domaine de l'Ermitage, "une ancienne propriété agricole où cohabitaient autrefois vignes, maraîchage et animaux de basse-cour puis qui fut laissée à l'abandon dans un état déplorable", décrit Richard Barety. Racheté par le Conservatoire du littoral, il a été réhabilité dans sa diversité biologique, végétale et animale en recréant la partie agricole (vignes et arbres fruitiers).

Le Petit Marseillais a contribué à mettre en place un maraîchage, une explosion de saveurs et de couleurs des légumes du pays, dont la production est vendue aux habitants de Saint-Mandrier-sur-Mer en mode circuit court ou donnée aux cantines scolaires. Ouvert au public, on peut y découvrir en famille les potagers et les ruches. Le domaine a aussi un rôle pédagogique auprès des écoles primaires : "Il y a un lopin de terre pour toutes les classes. Les élèves viennent régulièrement planter, arroser puis, peuvent transformer leur récolte, par exemple des courgettes en flan", décrit Richard Barety. "C'est important car ce sont les citoyens de demain. Ils vont peu à peu changer leur comportement, ne plus manger d'abricot en décembre. Beaucoup ne savent plus comment poussent les légumes", constate-t-il.

Autre initiative du Petit Marseillais : son soutien à une coopérative de producteurs, fournisseurs et cueilleurs de plantes médicinales à Vals-les-Bains qui pratique une agriculture sauvage précautionneuse de la nature selon une charte stricte. "Certaines plantes et arbres nécessitent des gestes précis pour bien les cueillir, les tailler. Il y a des parties à ne pas enlever pour que ça repousse bien. On ne cueille pas sans savoir à qui appartient le terrain. On ne prélève que ce qui est indispensable pour laisser la nature se régénérer, etc.", liste Danièle Balaye, responsable de la coopérative. Les producteurs de cette agriculture sauvage remplacent les pesticides par des recettes naturelles. Ce sont des décoctions et macérâts à base de prêles, orties, saule, saponaire, menthe, etc. qui ont fait leurs preuves.

 

Et pour 2020-2021, quoi de neuf ?

Parmi les projets à venir, Le Petit Marseillais va valoriser la biodiversité du Sud à travers le domaine du Rayol. "Il s'agit d'un jardin d'acclimatation qui permet de découvrir la diversité de la flore méditerranéenne, décrit Richard Barety, car il faut savoir qu'il existe différentes zones géographiques sous ce climat particulier, avec des hivers doux et pluvieux et des étés chauds et secs, et qu'elles génèrent des paysages différents."

Au domaine de l'Ermitage est prévue la reconstruction d'une ancienne serre où seront cultivées les différentes variétés d'aromates et d'agrumes emblématiques de la nouvelle gamme de gels douche et soins du corps plein de pep's du Petit Marseillais : Les Petites Créations. Sans colorant, dotée d'une formule vegan, d'ingrédients bio et d'hydratants d'origine naturelle, cette gamme s'amuse à faire des associations détonantes de fruits, d’agrumes et d’aromates. Par exemple : pamplemousse et thym ; groseille et menthe ; orange sanguine et romarin...

Enfin, afin de promouvoir un autre modèle agricole, Le Petit Marseillais continuera à privilégier un sourcing local auprès d’agriculteurs bio. Menthe verte et poivrée, verveine, coquelicot, tilleul, orange, pomme, grenade, cédrat, et bien d'autres ingrédients sont déjà estampillés bio. La marque tendra vers des formules toujours plus naturelles et riches en ingrédient du Sud.